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Où en est l’enseignement forêt-bois en France ?

Conférence-débat au club de la Maison de la chasse et de la nature,

60 rue des Archives à Paris

le jeudi 7 mai 2026, de 9h00 à 10h30


Le petit-déjeuner du 7 mai 2026 de l’Association Française des Eaux et Forêts sera consacré à l’intervention de Michel Hermeline et Vincent Piveteau, auteurs d’un rapport intitulé « Formation professionnelle et enseignement supérieur forêt-bois – Renforcer l'image et l'attractivité d'une filière stratégique »


L’année dernière a été celle du bicentenaire de l’École forestière de Nancy. Quelques cernes de croissance plus tard, l’aura des Eaux et Forêts et de l’École de Nancy est encore brillante dans le monde, même si la forêt a disparu des intitulés. Dans le supérieur, il existe des écoles du bois, des écoles vétérinaires, des écoles « agro », des écoles normales supérieures, une école de paysage, une école du génie de l’eau et de l’environnement… mais plus d’école forestière !


Ces aspects sont étudiés dans le rapport commandé en juin 2025 à l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) et au Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAER). Remis en septembre 2025, il a été rendu public en mars 2026. Au-delà de l’enseignement supérieur, ce rapport aborde toutes les formations professionnelles de la filière forêt-bois.


Globalement, la mission n’a pas noté le sentiment d’urgence et de priorité accordé au bois qu’on pourrait attendre au regard de la place qu’il occupe pour répondre aux défis de la transition énergétique et de la réindustrialisation du pays. Il apparaît par conséquent indispensable que les discours et les orientations politiques, au plus haut niveau, réservent systématiquement une place éminente aux ressources du bois et de la forêt dès lors qu’elles abordent les enjeux climatiques, énergétiques et industriels. Faire un effort sur la formation à la forêt et au matériau bois peut constituer, non seulement, un signal fort, mais peut également devenir

un catalyseur dynamisant la filière.



Michel Hermeline et Vincent Piveteau sont tous deux ingénieurs généraux des ponts, des eaux et des forêts, inspecteurs généraux au CGAAER.


Michel Hermeline a accompli l’essentiel de sa carrière dans le domaine forestier à la direction générale de l’ONF et au ministère chargé de la forêt. Il a conduit ou soutenu dernièrement des travaux de synthèse importants sur les enjeux de développement durable associés aux forêts, comme le rapport de la députée Anne Laure Cattelot de 2020 et la synthèse des Assises de la forêt et du bois en 2022.


Vincent Piveteau a eu des responsabilités au sein des administrations centrales et déconcentrées en charge de l’aménagement du territoire et de l’environnement. Il a été en particulier chargé de mission à l’IFEN, conseiller à la DATAR, conseiller au cabinet du ministre de l'écologie et du développement durable et directeur de cabinet du secrétaire d’État à l’aménagement du territoire. Sa carrière s’est également développée dans l’enseignement supérieur, en assurant la direction de l’école nationale supérieure de paysage Versailles-Marseille.

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